Créée par Lola Montero Cué
Cette formation s’adresse aux professionnels de la petite enfance, du périscolaire, de l’enseignement, du social et de la santé, et tous professionnels et personnes bénévoles de toute relation d’aide qui participent activement à des activités d’accompagnement, d’animations de soirées, d’écoute de plateforme téléphonique, d’encadrement ou de management. Pas de prérequis spécifiques pour accéder à cette formation.

La formation a pour objectifs de faire un diagnostic de notre façon d’écouter, puis de découvrir les bases de l’écoute active et ses principaux outils de façon pratique et théorique. Résolument centrée sur l’écoute et la non violence, la formation aborde aussi des questions essentielles, comme la gestion émotionnelle et le degré d’implication dans la relation d’aide.
Connaissance théorique et maîtrise pratique des principes de l’écoute active et de la relation d’aide applicables dans toute situation de la vie professionnelle, sociale et familiale (reformulation et principes de congruence, empathie et regard positif inconditionnel)
Connaissance et maîtrise des outils d’analyse des situations les plus courantes de communication dans les contextes professionnel, familial et associatif.
Capacité de gestion émotionnelle dans ces situations de communication : compréhension des émotions de base et utilisation des outils nécessaires pour les gérer (introspection et analyse de soi, reconnaissance des émotions des autres à travers l’analyse du discours comme du langage non verbal, et de ce qui provoquent dans la situation de communication) et distinction entre contenu et processus de communication.
Positionnement correct dans la relation d’aide (implication contrôlée) et maîtrise des risques les plus importants des situations de communication et de relation d’aide (jugements de valeur, injonctions, intérêts narcissiques ou autres).
Capacité d’autoanalyse et de remise en question, pour prendre sa responsabilité dans la relation d’aide ou la communication en général.

« ÉCOUTER « S’il n’y avait qu’une technique à acquérir je pense que c’est elle, l’écoute, que je choisirais sans hésiter. (…) l’écoute m’a énormément aidée, et j’ai appris que, quels que soient les sentiments éprouvés, on peut toujours les accueillir, s’ouvrir à ce que l’autre vit. Écouter c’est se taire, c’est peut-être ce que nous avons le plus de mal à faire lorsque nous vivons aux côtés de jeunes adolescents. (…).
DES TECHNIQUES D’UNE ÉTONNANTE SIMPLICITÉ Sur le plan technique rien n’est plus facile que l’écoute, je crois que la théorie pourrait être formulée en une phrase: l’écoute active consiste à reformuler ce que l’autre a exprimé, ou à trouver le sentiment qu’il éprouve afin qu’il se sente compris. Tout est là ou presque. Pourtant, derrière cet énoncé synthétique se cache un monde d’humanité à explorer. L’écoute est tout simplement magique. Je crois que c’est un acte éminemment politique. Lorsque j’écoute, je dis à l’autre d’une certaine manière: « Je t’accepte tel que tu es », (…). Et personne ne peut dire à l’avance ce qui va se produire chez un individu qui se sent à ce point accepté. Il va pouvoir donner le meilleur de lui-même. L’acceptation engendre la sécurité, le soulagement. Lorsque je me sens comprise, je n’ai plus besoin de lutter pour me faire entendre. (…). »
Extraits de « L’Adolescence autrement » de Catherine Dumonteil Kremer.
